mon parcours

Mon parcours #1: mes bases

Quand on a un projet de grande envergure comme le mien, ou comme celui d’un tas d’autres personnes, mieux vaut bien quadriller les choses. Et comme tous les plans, il faut une hiérarchie. Voici donc la toute base de mon parcours: mes cours de japonais.
Apprendre en autodidacte:
J’ai appris le japonais seule pendant deux ans, de 2010 à 2012, en attendant de pouvoir prendre des cours du soir. Voici les quelques ressources que j’ai utilisées ainsi que ce que j’en ai retiré:
Les livres de théorie et d’exercices « Le japonais en manga: cours élémentaires » de BERNABE M., éditions Glénat: pour être honnête, je ne suis jamais allée au bout de ces ouvrages. D’abord très motivée, je me suis rendue compte que l’apprentissage en autodidacte est assez difficile, et j’avais besoin d’un bon suivi pour m’assurer que je n’apprenais pas n’importe quoi. Je m’en suis surtout servi pour apprendre les hiragana et katakana, les deux syllabaires majoritaires et propres au Japon. Pas de technique spéciale ou miracle, cette étude fut constituée de longues séances de copiage et recopiage jusqu’à ce que je les retienne tous par cœur et que je ne les confonde plus !
Il me semblait, avant de pouvoir apprendre à parler, plus judicieux de pouvoir décomposer la langue en syllabes pour mieux la comprendre. Seulement après avoir appris ces deux syllabaires, je pouvais commencer à former mes premières phrases.
Le site internet Crapules Corp.: je n’ai pas beaucoup visité ce site, mais il m’a appris à utiliser la grammaire de base: la phrase simple au présent, les pronoms personnels, quelques particules, l’utilisation simple des adjectifs. Comme avec l’ouvrage cité plus haut, manque de temps et de suivi, je n’ai pas pu aller plus loin qu’un simple « Watashi wa Laetitia desu » (Je suis Laetitia). Même si la structure du site et les « explications en pavé » font un peu peur, celles-ci sont judicieuses et accessibles à tous. Dommage justement qu’il n’y ait que des explications et pas un peu d’exercices.
L’apprentissage en autodidacte ne m’a pas beaucoup réussi. J’avais pris certes une certaine avance en étudiant les syllabaires et les phrases de base, mais ayant besoin d’un suivi et d’un moyen de pratiquer la langue, j’ai plutôt stagné. Il faut donc, en plus d’une motivation en béton, pouvoir s’organiser un bon plan d’apprentissage, pratiquer seul, et avoir de bonnes ressources ! Tout ce que je n’avais pas…
2. Apprendre en cours du soir:
Quand j’ai eu 18 ans, mes parents m’ont permis de m’inscrire à des cours du soir. C’était plus pratique d’attendre que j’entre à l’université puisque les premiers cours que j’ai pris s’y déroulaient. Mais je vais vous donner plus d’explications plus bas !
• 2012-2013 > Centre d’Etudes Japonaises (CEJ) de l’Université de Liège: à raison d’un cours de 2h par semaine, ceux-ci étaient dispensés par une professeur native du Japon. En début d’année, nous avons reçu un syllabus très complet et adapté à notre niveau de grands débutants. Nous avons d’abord étudié (ou révisé pour certains) les syllabaires avant de nous mettre à l’apprentissage de la langue parlée et de la grammaire. Cette année ne fut pas pour moi une perte de temps, que du contraire. Les trucs et astuces donnés par notre professeur m’ont été très utiles – et souvent accompagnés d’une anecdote personnelle ou culturelle – et m’ont permis d’avoir une réelle évaluation de ce que j’avais appris. En tant qu’étudiante à l’ULg, je bénéficiais d’un tarif réduit, ce qui m’a permis de suivre les cours. Sans ce tarif, je pense que j’aurais pu attendre encore longtemps avant d’assister à un vrai cours de japonais. Le point que je trouve un peu négatif, c’est que les cours étaient donnés en amphithéâtre et le nombre d’élèves était élevé: impossible de poser des questions en cas de longue incompréhension ou d’avoir une explication plus individualisée, et le travail de l’expression orale était un vrai foutoir.
Mon examen de juin, un examen écrit, s’est très bien passé, et je partais confiante pour passer en deuxième année au CEJ. Sauf que ça ne s’est pas passé de cette façon…
• 2013-2016 > Institut d’Enseignement de Promotion Sociale de Fléron (IEPS Fléron): mes études à l’université ne me plaisaient pas, et j’ai décidé d’en changer pour aller en haute école. C’est donc avec regret que j’ai dû dire adieu à mon tarif réduit pour les cours du CEJ, et donc aux cours en eux-mêmes. Mais un prospectus s’est perdu dans ma boîte aux lettres dans le courant de l’été 2013, ce qui m’a permis de m’inscrire directement en deuxième année de japonais dans cet institut de promotion sociale. Après un court examen d’entrée et un peu d’expression orale, je pouvais continuer mon apprentissage à raison d’un cours de 3h par semaine, de nouveau avec une professeure qui nous venait du Japon. Nous étions beaucoup moins nombreux (une petite classe d’une dizaine d’élèves), ce qui facilitait l’apprentissage, la participation et l’expression orale. A chaque cours, nous avions droit à plusieurs feuilles de théorie et d’exercices sur les points matières ciblés; chaque cours correspondait à un nouveau point matière et nous révisions celui de la semaine dernière comme « échauffement » .
Une année de japonais à l’IEPS est séparée en trois U.F., des unités de formation à la fin desquelles nous avions un examen sur tout ce qui a été vu au cours de ces unités, ce qui était très pratique pour nous faire réviser et utiliser tout ce que nous savions.
D’années en années, nous partions de plus en plus vers le travail de l’oral et j’étais très heureuse que ça se déroule de cette façon. Sauf que. En quatrième et dernière année de japonais, nous n’avions plus qu’un cours de 3h une semaine sur deux, ce qui a beaucoup réduit la matière à étudier. Nous avions également reçu en 3ème année un cahier importé du Japon pour commencer l’apprentissage des kanji, mais nous avons dû annuler, manque de temps, cette partie de nos études. Cela a entraîné une perte de motivation pour beaucoup, et un peu de déception pour moi. Nous faisions 1h30 de grammaire et 1h30 de conversation, mais plus les cours passaient, moins nous avions réellement « envie » de participer. Nous n’avons eu qu’un seul examen à la fin de notre unique unité de formation, et nos cours se sont officiellement terminés début mars 2016. Un examen écrit facile, pas d’examen oral. Dommage.
C’est tout pour mes bases ! Je vous parlerai du comment je maintiens mon niveau ou continue à apprendre seule, ainsi que de mes projets, dans un autre article prévu pour cela.
A bientôt ! 

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