Sorties

Sortie: le petit Miyazaki de Liège – 02.07.2016

(Initialement rédigé le 11 juillet 2016 sur mon ancienne plateforme WordPress)
 
Et un article plus axé sur le Japon, un !
Samedi 2 juillet, je me suis rendue à l’hôpital du CHU de Liège. Non pas pour passer un examen, non, mais pour participer à un événement organisé par des étudiants de l’université de Miyazaki, sur l’île de Kyushu (sud du Japon). Le nom complet du meeting était en fait « Le petit marché de Miyazaki à Liège ».

 

Pourquoi « marché »? Parce que le but de cet événement était de nous faire goûter des spécialités venues tout droit de cette préfecture. Alors au lieu de meeting, je parlerai plutôt de dégustation. Celle-ci nous était offerte par l’université de Miyazaki; et quand je dis offerte, je ne plaisante pas. Il était évident pour moi que la réservation serait payante. Et j’ai eu la surprise, dans le mail de réponse d’une des organisatrices, de lire que tout était entièrement gratuit. J’étais assez gênée étant donné que rien que les ingrédients pour les plats devaient coûter assez cher, et j’avais pensé à amener un peu de chocolat belge pour les étudiants et autres organisateurs. Mais faute de temps, je n’ai pas pu aller acheter quoi que ce soit, et je me suis présentée les mains vides…
La dégustation a commencé vers 12h30.

Tout d’abord, Shizuru-san, l’étudiante organisatrice (qui étudie l’agriculture à Miyazaki et Liège), nous a présenté une vidéo de son élevage de bœufs destinés à donner la fameuse « wagyu niku ». C’était assez bizarre de voir des bestioles aussi mignonnes en vie, puis dans notre assiette – drôle de façon de débuter une dégustation – mais c’était bon quand même ! Ensuite, elle nous a présenté en quelques mots et en français la préfecture de Miyazaki, ainsi que les plats que nous allions manger aujourd’hui. Le repas pouvait ensuite commencer, et mon estomac en était bien content !

J’avais tellement faim que j’ai pris de tout en une seule fois, au premier passage… Je sais, ça fait morfale, mais j’avais faim (toutes les excuses sont faites pour s’en servir) ! De gauche à droite, nous avions droit à une salade de pâtes avec des poivrons, ainsi qu’à du « chicken nanban« , du poulet frit à la sauce tartare, qui était artisanale et fraîche du jour ! Le petit morceau brun piqué dans un cure-dent, c’est ce qu’on appelle du « obiten« . C’est en réalité du poisson, et je ne sais absolument pas comment il est cuit ou préparé. Toujours est-il que c’était DE-LI-CIEUX.

Dans le plat du milieu, c’est une soupe froide « hiyajiru » . C’est un peu comme de la soupe miso, ça goûte comme de la soupe miso… On peut résumer en disant que c’est une soupe miso froide, en fait. Je ne suis pas fan de son goût amer, mais c’était quand même bon !

Enfin, dans le dernier bol, nous avions du « karamen« , si je me souviens bien du nom… En tout cas, Google ne m’aide pas pour cette fois ! C’était une soupe chaude, avec des nouilles soba, et un bouillon assez épicé, du tofu, … Très bon, je me suis resservie plusieurs fois !
Pour accompagner tout ça, nous avions droit à du thé brun, plus amer que du thé anglais, mais assez bon. J’ai personnellement comparé son goût à du café froid trop dilué, et comme j’aime le café d’amour, ça ne m’a pas trop dégoûtée. Nous pouvions aussi boire de l’umeshu, un alcool de prune sucré, mais sûrement traître ! Je n’en ai pas bu beaucoup si je voulais pouvoir reprendre ma voiture dans le sens inverse :o)
Bon, il est temps que je vous parle de la guest star de cette dégustation: le « wagyu« , une viande de bœuf très grasse, mais très fine, et incroyablement délicieuse !

On m’en avait beaucoup parlé en cours de japonais ou lors de discussions avec d’autres japonisants, mais je n’en avais encore jamais mangé. La première bouchée n’a pas été difficile, ce morceau de viande dégoulinant de sauce ne m’a pas du tout laissée perplexe (même si le jus de la viande lui-même était tellement gras que ma pauvre petite assiette en carton n’a pas fait long feu…)

On m’en vantait son goût et son côté fondant. Tout le monde me disait qu’il fallait que j’en mange au moins une fois dans ma vie parce qu’il était impossible que je n’aime pas. Le prix de cette viande est cela dit assez élevé, que l’on s’en procure en Europe ou qu’on en commande au Japon. Je me demandais donc quand j’allais enfin en manger.
Cette dégustation était donc une occasion parfaite pour vérifier toutes ces légendes qu’on me racontait à propos du wagyu.
C’était incroyablement bon. Tout est vrai: ça fond, le goût est très agréable, le côté gras de la viande n’est pas écœurant; l’arrière-goût ne l’est pas non plus, alors que l’on s’attend à garder un petit souvenir désagréable de cette viande sur la langue. J’ai tellement aimé que j’en ai repris trois fois…

Nous avons terminé sur une note sucrée, avec des confitures venues tout droit du Japon. Sur des petits pancakes: de la confiture de mangue, et d’un autre fruit qui ressemble à un mélange entre un citron et une orange dont je n’ai pas retenu le nom, malheureusement. Cette petite touche de douceur était parfaite pour terminer le repas !

Entre temps, nous avons pu participer à une loterie, elle aussi gratuite. Nous devions piocher dans une boîte un petit bout de papier; s’il y avait un dessin dessus, nous gagnions un petit cadeau importé du Japon lui aussi. Et j’ai eu la main chanceuse ! J’ai choisi, parmi tous les lots, un tenugui, que l’on peut apparenter à une serviette pour les mains. On peut aussi s’en servir pour faire du furoshiki, ce qui consiste en l’emballage de boîtes à bento ou de cadeaux à l’aide d’un tissu.

Au moment de partir, il restait encore tellement de nourriture qu’on nous a donné des petits Tupperware pour repartir avec des restes. J’en ai pris, évidemment, c’était tellement bon que j’aurais mangé comme ça toute la journée ! Mais aussi pour que mes parents aient droit à un petit goût de Japon, ces saveurs qu’ils ne connaissent pas assez à mon goût.
J’ai longuement discuté (comme je le pouvais) avec Shizuru-san, et elle m’a donné sa carte de visite. Elle voulait que je lui écrive un e-mail car ils prévoient de faire un programme d’échange, de communication entre Miyazaki et Liège.
J’étais toute heureuse qu’elle me propose de le faire étant donné que je cherche de plus en plus de contacts avec le Japon, pour m’obliger à parler et à écrire. Je pense que c’est un bon début !
J’espère renouveler ce genre d’expérience assez vite !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.